Posts Tagged ‘Vendée Globe’

Week-end chargé !

2 février 2009

Du sport partout ce week-end. Bien sur, vous n’aurez pas loupé le titre de Champions du Monde de Handball, acquis fort intelligement par « Les experts » après leur titre Olympique et Européen. Contre toute attente, il y a eu du handball à la télé, en dehors de période olympique.

Vous avez peut être vu la ballade de Loeb en Irlande. Seb a été intouchable, et à lui même avoué que les conditions météo étaient terribles avec des limites d’adhérence impossible à trouver. Ce qui ne l’a pas empêché de coller 1 min 30 à son propre équipier. C’est dire si ses adversaires ont dû en baver…

Certains d’entre vous ont peut-être sacrifié une partie de leur nuit pour la finale du Super Bowl, la grand messe du sport américain. Bon, c’est très long. Mais ça peut être spectaculaire, surtout en dehors des phases de jeu. Il parait que cette finale 09 était géniale, comme dans un film américain… moi j’ai fait l’impasse.

En tout cas, vous n’avez pas pu louper l’arrivée du Vendée Globe, avec des très très longues périodes de direct, notamment sur les chaines TNT (un bateau qui rentre au port, ça n’avance vraiment pas vite, et les journalistes de iTélé n’ont pas tous suivi la formation accélérée sur la voile…).

Ce week-end, c’était donc la fête aux sponsors, avec le jackpot pour le bateau Foncia de Michel Desjoyaux. Pour ceux qui se demandent encore ce que le sponsoring peut apporter en retour, je vais aujourd’hui laisser l’ami bloggeur Rodolphe Champagne vous en parler. Cliquez ici.

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Pendant ce temps là, sur un bateau…

20 janvier 2009

Le Vendée Globe est un événement sportif extraordinaire. Comme les Jeux Olympiques ou la Coupe du Monde de Football, l’épreuve n’a lieu que tous les 4 ans, ce qui justifie déjà qu’on en parle autant. Mais surtout, l’aventure humaine est chaque fois au rendez-vous, avec des drames qui finissent bien (le sauvetage de Le Cam par Riou restera dans les mémoires). Du sport, de la bagarre, de la casse : les ingrédients tiennent en haleine la France entière, alors que la discipline est très dure à téléviser (au mieux quelques minutes de vidéo pixelisées chaque jour, tournées par des skippers qui ont autre chose à faire).

Il ne passe pas un jour sans qu’on entende parler du Vendée Globe, qui dure pourtant 3 mois. Une sacrée réussite médiatique.

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Pendant ce temps là, sur un bateau… Thomas Coville a fait le tour du monde. Ha oui ? Sur Sodeb’O, un trimaran géant de 32 mètre, le skipper a bouclé le tour du globe en solitaire en 59 jours, ce qui est un sacré exploit. Sauf que… si la performance mérite d’être saluée, le record n’est pas battu (détenu par Francis Joyon sur Idec), ce qui en fait un flop médiatique. Sauf que… en pleine période de Vendée Globe, comment imaginer qu’il reste encore de la place pour parler voile dans les médias ?

Je suppose que cette tentative a été lancée dans la « fenêtre météo » la plus propice à la performance, mais chez Sodeb’O n’auraient-ils pas oublié de vérifier la « fenêtre médiatique » ? Si un sponsor se lance dans ce genre de projet, c’est pour qu’on parle de lui… c’est plutôt raté.

Il est encore possible de gagner le Vendée Globe

8 janvier 2009

Désormais plus que 12 bateaux en course (et donc 18 abandons !) suite au dématage cette nuit de PRB. Si comme Vincent Riou vous auriez adoré « être sur zone » pour retrouver votre pote Jean Le Cam retourné à côté d’un pétrolier de 280 m, puis fracasser votre bateau pour finir au Chili à regarder passer le Dakar (à cette saison, c’est plus agréable que les Sables d’Olonne après tout), il faut absolument vous inscrire ici : http://www.virtualregatta.com/

virtualregatta-logoVirtual Regatta vous permet de courir le Vendée Globe, en direct, avec les conditions météo réelles. C’est du virtuel, vous l’aurez compris, et cette immense simulation rassemble depuis le début de la course plusieurs milliers de marins numériques. « Ha bah oui, mais ils sont partis depuis 2 mois ! ». Exact. Mais le jeu (gratuit), vous permet de vous inscrire n’importe quand, et vous replace au milieu du peloton des autres concurrents. Si vous êtes suffisament malin, et surtout si vous savez agir sur les réglages de votre bateau en fonction de la météo, il vous reste moins d’un mois pour rattrapper les meilleurs, et pourquoi pas gagner le Vendée Globe virtuel, et ainsi empocher la prime de 10 000 euros (réels !).

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Pour info, Michel Desjoyaux, leader réel de la course sur son monocoque 60 pieds Foncia, est virtuellement devancé par plus de 50 concurrents qui se tiennent dans un mouchoir de poche…

Déjà vu sur la Transat Jacques Vabres, la Transat AG2R et le Trophée Jules Verne, le jeu ne manque pas d’intérêt pour les fans, qui peuvent ainsi faire leurs armes en tant que tacticien sans risquer de briser du carbone…

Le sponsoring voile : un bon investissement ?

13 novembre 2008

Il y a quelques mois nous avions posé la question du retour sur investissement pour le sponsoring cycliste. Cette fois, c’est la question du sponsoring voile qui est posée, en plein Vendée Globe.

vendeeglobe-logoLa solitaire autour du monde, courue tous les quatre ans, fait partie des événements majeurs du sport. Bien que très française, cette course est à classer avec le Tour de France et la Coupe du Monde de Football : depuis 2004, elle est dans le top 7 des manifestations sportives les plus suivies au monde. Les quatre mois de course permettent de générer quelques 12.000 articles de presse, 12.000 reportages télé et 7.000 sujets radio !*

Alors, qui a gagné le Vendée Globe ? Hé bien d’abord les sponsors, toutes marques confondues, y compris ceux qui ont déjà abandonné. Car dans la voile, l’échec est permis : le capital sympathie du public envers les skippers n’est pas écorné en cas de démattage. Au contraire, ce sport apparaît alors « humain », les communiqués de presse des annonceurs trouvent toujours quelque chose à dire, et même en cas de retour au port dès les premières heures de course, les retombées sont bonnes.

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Ça ne va colle pas vraiment avec l’esprit sportif, mais il vaut mieux un bon chavirage plutôt qu’une course sans histoire au milieu du peloton. Premier bilan après quelques jours de course : qui à fait la une ? Quelques leaders et l’ancien vainqueur Vincent Riou ; mais surtout Téménos, premier à rentrer au port, Foncia quelques heures plus tard, Poujoulat qui se frotte à un cargo, et surtout La vache qui rit, DCNS et Aquarelle qui fracassent leurs mats. Visibilité assurée dans les journaux télé.

Pour un ticket moyen d’environ 2,5 millions d’euros, c’est un sport très bon marché pour les annonceurs ! Ce qui explique sans doute que 30 bateaux aient pris le départ cette année.

* sources : BFM, Les Echos, Sports and Marks.